Café et Cancer : Ce que Révèlent les Dernières Études Scientifiques
Mis à jour : 27 novembre 2025 | Temps de lecture : 15 min
L'essentiel à retenir
Le café est la deuxième boisson la plus consommée au monde après l'eau. Pendant des décennies, sa consommation a été scrutée avec inquiétude, soupçonnée de favoriser certains cancers. Aujourd'hui, les données scientifiques ont profondément évolué et le verdict est tombé : non seulement le café n'est pas cancérigène, mais il pourrait même avoir un effet protecteur contre plusieurs types de cancer.
- Le café réduit de 40% le risque de cancer du foie
- Il diminue de 32% le risque de cancer colorectal
- Plus de 4 tasses/jour réduisent de 17% les cancers de la tête et du cou
- L'OMS a retiré le café de la liste des substances cancérigènes en 2016
Sommaire
- Le grand tournant de 2016 : le café blanchi par l'OMS
- Le café : un effet protecteur confirmé scientifiquement
- Les cancers sans lien établi avec le café
- Les mécanismes d'action du café contre le cancer
- Le seul vrai risque : la température de consommation
- Conseils pratiques pour profiter des bienfaits
- Le café et les autres facteurs de prévention
- Questions fréquentes
Le grand tournant de 2016 : le café blanchi par l'OMS
Une histoire de classification
En 1991, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), l'agence de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) spécialisée dans l'étude du cancer, avait classé le café comme « peut-être cancérogène pour l'homme » (Groupe 2B). Cette classification reposait sur des études suggérant un lien possible avec le cancer de la vessie.
Cependant, ces études anciennes comportaient une faille majeure : elles ne prenaient pas suffisamment en compte le fait que les buveurs de café étaient souvent aussi des fumeurs. Or, c'est bien le tabac qui causait le cancer de la vessie, pas le café.
La réévaluation historique de 2016
En juin 2016, après avoir passé en revue plus de 1 000 études épidémiologiques et expérimentales menées sur tous les continents, un groupe de 23 experts internationaux du CIRC a procédé à une réévaluation complète. Leur conclusion est sans appel : le café ne peut pas être classé comme cancérigène (Groupe 3 : preuves insuffisantes de cancérogénicité).
Mieux encore, les chercheurs ont constaté une réduction du risque pour certains cancers, notamment du foie et de l'endomètre. Pour les cancers du pancréas, du sein et de la prostate, aucune association n'a été trouvée, confirmant l'innocuité du café.
Le café : un effet protecteur confirmé scientifiquement
Cancer du foie : une réduction spectaculaire du risque
Le cancer du foie bénéficie de l'effet protecteur le plus marqué. Une méta-analyse publiée en 2024 dans le journal Clinical Gastroenterology and Hepatology a démontré que la consommation régulière de café pourrait réduire jusqu'à 40% le risque de développer un cancer du foie.
Chiffres clés :
- Chaque tasse supplémentaire par jour réduit le risque de 15%
- 3 tasses par jour offrent une protection optimale
- Les gros consommateurs (3+ tasses) peuvent voir leur risque diminuer jusqu'à 50%
Comment ça marche ? Le café contient des composés bioactifs (acide chlorogénique, cafestol, kahwéol) qui protègent les cellules hépatiques contre l'inflammation, réduisent la fibrose hépatique et limitent la cirrhose, facteur de risque majeur du cancer du foie.
Cancer colorectal : prévention ET amélioration du pronostic
Les découvertes concernant le cancer colorectal sont particulièrement encourageantes. Non seulement le café aide à prévenir ce cancer, mais il améliore également les chances de survie des personnes déjà atteintes.
✓ Prévention primaire
Une étude néerlandaise publiée en 2024 dans l'International Journal of Cancer portant sur 1 719 patients a démontré que boire 4 tasses de café par jour est associé à une réduction de 32% du risque de développer un cancer colorectal.
✓ Réduction du risque de récidive
Des études américaines majeures ont montré que chez les patients en rémission d'un cancer colorectal de stade 3 (ganglions atteints), la consommation de 4 tasses de café ou plus par jour était associée à une réduction de 42% du risque de récidive et de 33% du risque de mortalité toutes causes confondues.
✓ Patients avec cancer avancé ou métastatique
Une étude publiée dans JAMA Oncology en 2020 portant sur 1 171 patients atteints de cancer colorectal avancé a révélé que la consommation de 2 à 3 tasses par jour augmentait la survie de 18%, et celle de 4 tasses ou plus l'augmentait de 36%.
Cancer de la tête et du cou : des résultats encourageants
Une vaste méta-analyse publiée en décembre 2024 dans la revue Cancer, incluant 14 études et plus de 25 000 participants (9 548 cas de cancer et 15 783 témoins), a révélé des résultats prometteurs :
- Plus de 4 tasses de café par jour : réduction de 17% du risque global de cancers de la tête et du cou
- Cancer de la bouche : réduction du risque de 30%
- Cancer de la gorge (oropharynx) : réduction de 22%
- Café décaféiné : réduction de 25% du risque de cancer de la bouche
Cancer de l'endomètre : une protection particulièrement efficace
Les cinq plus grandes études de cohorte montrent que la consommation de café est associée à une réduction du risque de cancer de l'endomètre (paroi interne de l'utérus). Une méta-analyse récente indique que boire 3 à 4 tasses par jour pourrait réduire le risque de 20 à 25%.
Cet effet protecteur serait particulièrement marqué chez les femmes obèses, qui présentent naturellement un risque plus élevé de ce cancer.
Cancer du sein : des effets variables selon les profils
Plus de 40 études de cohorte et études cas-témoins, totalisant près d'1 million de femmes, montrent soit une absence d'association, soit une modeste association inverse entre café et cancer du sein.
Résultats spécifiques :
- Femmes ménopausées : Une étude espagnole sur 10 812 femmes suivies pendant 11,8 ans a montré que consommer plus d'une tasse de café par jour réduisait le risque de cancer du sein de 56% chez les femmes ménopausées.
- Femmes pré-ménopausées : Les résultats sont moins conclusifs et nécessitent davantage de recherches.
Cancer de la prostate : aucun risque, un possible effet protecteur
De nombreuses études de cohorte et études cas-témoins montrent invariablement une absence d'association entre café et cancer de la prostate. Certaines recherches récentes suggèrent même un possible effet protecteur, particulièrement avec une consommation élevée.
Les cancers sans lien établi avec le café
Cancer du pancréas : le grand acquittement
Contrairement aux anciennes suspicions, une méta-analyse regroupant 37 études cas-témoins et 18 études de cohorte a conclu à l'absence totale d'association entre café et cancer du pancréas. Le risque relatif est de 1,04 (études cas-témoins) et 1,00 (études de cohorte), ce qui signifie aucun effet.
Une étude japonaise de 2024 utilisant la méthode de randomisation mendélienne (analyse génétique) a confirmé cette absence de lien causal entre consommation de café et cancer du pancréas.
Cancer de la vessie : le tabac seul en cause
L'association initialement observée entre café et cancer de la vessie était due à un biais de confusion : les buveurs de café étaient plus souvent fumeurs. Dix études de cohortes et plusieurs études cas-témoins menées en Europe, aux États-Unis et au Japon n'ont trouvé aucune association cohérente entre café et cancer de la vessie.
Dans plusieurs études, les risques augmentaient chez les hommes fumeurs, mais étaient nuls ou diminués chez les femmes et les non-fumeurs, confirmant que c'est le tabac qui est en cause, pas le café.
Cancer de l'estomac : aucun lien confirmé
Les études polonaises et espagnoles n'ont révélé aucune relation entre la consommation régulière de café (avec ou sans lait) et l'apparition d'un cancer de l'estomac.
Les mécanismes d'action du café contre le cancer
Le café contient plus de 1 000 composés bioactifs différents. Parmi les plus étudiés pour leurs propriétés anticancéreuses :
1. Les polyphénols
Puissants antioxydants qui neutralisent les radicaux libres responsables du vieillissement cellulaire et des mutations de l'ADN. Ils possèdent des propriétés anti-angiogéniques (empêchent la formation de nouveaux vaisseaux sanguins qui nourrissent les tumeurs).
2. L'acide chlorogénique
Composé anti-inflammatoire naturel qui protège l'ADN contre les dommages oxydatifs et réduit l'inflammation chronique, un facteur favorisant le cancer.
3. Le kahwéol et le cafestol
Ces diterpènes ont des effets anti-prolifératifs (limitent la multiplication des cellules cancéreuses) et pro-apoptotiques (favorisent l'élimination programmée des cellules anormales).
4. La caféine
Elle intervient dans la régulation du cycle cellulaire et pourrait améliorer la sensibilité à l'insuline, réduisant ainsi l'hyperinsulinémie qui est un facteur de risque de certains cancers (notamment colorectal).
Le seul vrai risque : la température de consommation
L'avertissement du CIRC sur les boissons très chaudes
En 2016, le CIRC a classé les boissons consommées à 65°C ou plus comme « probablement cancérigènes pour l'homme » (Groupe 2A). La chaleur excessive peut endommager les cellules de l'œsophage et augmenter le risque de cancer de l'œsophage.
⚠️ Ce risque concerne toutes les boissons très chaudes :
Café, thé, maté, eau chaude, tisanes, etc. C'est la température, et non la boisson elle-même, qui pose problème.
Conseil pratique :
- Attendez 5 à 10 minutes avant de boire votre café ou thé
- La température idéale de consommation se situe entre 50°C et 60°C
- En Europe et en Amérique du Nord, le café est généralement servi à 60°C, une température acceptable
- Méfiez-vous de certaines enseignes qui servent des boissons très chaudes (70°C ou plus)
Les populations à risque
Le cancer de l'œsophage lié aux boissons très chaudes est particulièrement fréquent dans certaines régions : Amérique du Sud (Argentine, Uruguay) où le maté est bu très chaud, certaines régions d'Asie, et Afrique de l'Est.
Selon les estimations de 2012, 400 000 décès ont été causés par des cancers de l'œsophage, représentant 5% de tous les décès par cancer dans le monde.
Conseils pratiques pour profiter des bienfaits du café
Quelle quantité consommer ?
Les études montrent que les effets bénéfiques varient selon les quantités :
Pour la prévention générale
- 3 à 4 tasses par jour semblent optimales
- Au-delà de 5 tasses, les bénéfices supplémentaires sont limités
Pour les patients en rémission de cancer colorectal
- 4 tasses ou plus par jour : effet protecteur maximal
- 2 à 3 tasses : effet protecteur modeste
- 1 tasse ou moins : effet quasi nul
Quel type de café choisir ?
Café caféiné : Recommandé si vous le tolérez bien. La caféine apporte des bénéfices supplémentaires, particulièrement pour le cancer colorectal.
Café décaféiné : Excellent choix pour ceux qui sont sensibles à la caféine. Il conserve les polyphénols et autres composés bioactifs bénéfiques. Particulièrement efficace pour le cancer de la bouche (-25% de risque).
Espresso, filtre, ou à la française ? Les études ne montrent pas de différences significatives selon la méthode de préparation. Choisissez celle que vous préférez !
Mode de préparation : attention au sucre et aux additifs
À privilégier :
- Café noir ou avec une petite quantité de lait
- Café sans sucre ou avec très peu de sucre
- Café préparé à la maison (meilleur contrôle de la qualité)
À limiter :
- Cafés sucrés type frappuccino, lattes sucrés
- Ajout de crème fouettée, sirops aromatisés
- Excès de sucre (plus de 1 cuillère à café)
Pourquoi ? Les bénéfices santé du café peuvent être annulés par l'ajout excessif de sucre et de calories, qui favorisent le surpoids et l'inflammation, deux facteurs de risque du cancer.
Qui devrait limiter ou éviter le café ?
Femmes enceintes : Limitez la consommation à 200 mg de caféine par jour maximum (environ 2 petites tasses).
Personnes avec :
- Troubles anxieux sévères
- Insomnie chronique
- Reflux gastro-œsophagien sévère
- Hypertension non contrôlée
- Certaines arythmies cardiaques
Le café et les autres facteurs de prévention du cancer
Le café n'est pas une « pilule magique » contre le cancer. Il s'inscrit dans une approche globale de prévention :
1. Alimentation équilibrée
- Fruits et légumes variés (5 portions/jour minimum)
- Céréales complètes
- Légumineuses
- Poissons gras riches en oméga-3
- Limitation des viandes rouges et charcuteries
2. Activité physique régulière
- Au moins 150 minutes d'activité modérée par semaine
- Ou 75 minutes d'activité intense
- Réduction de la sédentarité
3. Maintien d'un poids santé
L'obésité augmente le risque de 13 types de cancers différents
4. Limitation de l'alcool
- Maximum 2 verres/jour pour les hommes
- Maximum 1 verre/jour pour les femmes
- Des jours sans alcool chaque semaine
5. Arrêt du tabac
Le tabac est responsable de 30% de tous les cancers
6. Dépistages réguliers
- Cancer colorectal : dès 50 ans
- Cancer du sein : mammographie tous les 2 ans (50-74 ans)
- Cancer du col de l'utérus : frottis réguliers
Questions fréquentes
Le café peut-il causer le cancer ?
Non. L'OMS a retiré le café de la liste des substances potentiellement cancérigènes en 2016. Plus de 1 000 études ont confirmé que le café n'est pas cancérigène et pourrait même avoir un effet protecteur contre plusieurs types de cancer.
Combien de tasses de café par jour est-il recommandé de boire ?
Pour la plupart des bénéfices santé, 3 à 4 tasses par jour semblent optimales. Pour les patients en rémission de cancer colorectal, 4 tasses ou plus montrent l'effet protecteur maximal contre la récidive.
Le café décaféiné est-il aussi bénéfique que le café normal ?
Oui, en grande partie. Le café décaféiné conserve les polyphénols et autres composés bioactifs bénéfiques. Il est particulièrement efficace pour réduire le risque de cancer de la bouche (-25%). Cependant, la caféine apporte des bénéfices supplémentaires spécifiques, notamment pour le cancer colorectal.
Le café peut-il aider les patients déjà atteints de cancer ?
Oui, particulièrement pour le cancer colorectal. Les études montrent que les patients en rémission qui consomment 4 tasses ou plus par jour ont 42% de risque en moins de récidive. Pour les patients avec cancer colorectal avancé ou métastatique, 4 tasses ou plus augmentent la survie de 36%.
Y a-t-il des risques associés à la consommation de café ?
Le seul risque établi concerne la température de consommation. Boire du café (ou toute autre boisson) à plus de 65°C peut augmenter le risque de cancer de l'œsophage. Attendez 5 à 10 minutes avant de boire votre café pour qu'il refroidisse entre 50°C et 60°C.
Le café peut-il remplacer d'autres mesures de prévention du cancer ?
Non. Le café doit s'intégrer dans une approche globale incluant une alimentation équilibrée, une activité physique régulière, le maintien d'un poids santé, l'arrêt du tabac et la limitation de l'alcool. C'est la combinaison de ces facteurs qui offre la meilleure protection.
Quelle méthode de préparation du café est la meilleure ?
Les études ne montrent pas de différences significatives selon la méthode de préparation (espresso, filtre, à la française). Choisissez la méthode que vous préférez, mais évitez d'ajouter trop de sucre ou de crème qui peuvent annuler les bénéfices santé.
Qui devrait éviter ou limiter sa consommation de café ?
Les femmes enceintes (max 200 mg de caféine/jour), les personnes souffrant de troubles anxieux sévères, d'insomnie chronique, de reflux gastro-œsophagien sévère, d'hypertension non contrôlée ou de certaines arythmies cardiaques devraient consulter leur médecin avant de consommer du café.
Ce qu'il faut retenir : les points clés
- Le café n'est PAS cancérigène : L'OMS l'a officiellement retiré de la liste des substances potentiellement cancérigènes en 2016
- Effets protecteurs démontrés : Particulièrement pour les cancers du foie (-40% de risque), colorectal (-32%), de la tête et du cou (-17 à -30%), et de l'endomètre
- Aucun risque pour les cancers du pancréas, du sein, de la prostate, de la vessie, de l'estomac
- Quantité optimale : 3 à 4 tasses par jour pour la plupart des cancers ; 4 tasses ou plus pour la prévention de la récidive du cancer colorectal
- Café caféiné ET décaféiné : Les deux types offrent des bénéfices, bien que la caféine apporte des avantages supplémentaires spécifiques
- Attention à la température : Ne buvez jamais de café (ou toute autre boisson) à plus de 65°C
- Le café seul ne suffit pas : Il doit s'intégrer dans un mode de vie global incluant alimentation équilibrée, activité physique, et absence de tabac
Avertissement médical
Les informations présentées dans cet article sont basées sur des études scientifiques récentes et ont un but informatif. Elles ne remplacent en aucun cas un avis médical personnalisé.
Si vous êtes concerné par un cancer :
- Consultez toujours votre équipe médicale avant de modifier vos habitudes alimentaires
- Ne modifiez jamais votre traitement sans avis médical
- Le café peut interagir avec certains médicaments
- Chaque situation est unique et nécessite un suivi personnalisé
Le dépistage précoce reste votre meilleur allié : Participez aux programmes de dépistage organisés. Un cancer détecté tôt se guérit dans 9 cas sur 10.
Sources et références scientifiques
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- Lee YCA, et al. (2024). Coffee and tea consumption and risk of head and neck cancers: A pooled analysis in the International Head and Neck Cancer Epidemiology consortium. Cancer, décembre 2024.
- Nguyen T, Koric A, Chang CE, et al. (2025). Coffee and tea consumption and the risk of head and neck cancer. Cancer, 131(2): e35620.
- Bravi F, et al. (2017). Coffee drinking and hepatocellular carcinoma risk: A meta-analysis of cohort studies. Hepatology.
- Je Y, Giovannucci E. (2012). Coffee consumption and risk of endometrial cancer. International Journal of Cancer.
- Grosso G, Godos J, Galvano F, Giovannucci EL. (2017). Coffee, caffeine, and health outcomes: An umbrella review. Annual Review of Nutrition, 37, 131-156.
- Lu Y, Wang P, Liu H, et al. (2024). Coffee and Risk of Pancreatic Cancer: Insights from Two-Sample and Multivariable Mendelian Randomization Analyses. Nutrients, 16(21), 3723.
- World Cancer Research Fund (WCRF) / American Institute for Cancer Research (AICR) - Rapports continus sur l'alimentation, la nutrition, l'activité physique et la prévention du cancer.
- Fondation ARC pour la recherche sur le cancer - Ressources sur la prévention et les facteurs de risque du cancer.
- Santé Publique France - Programme national de lutte contre le cancer et campagnes de dépistage.